Chine / jeunesse / migrations

Référence : Laboratoire Triangle (CNRS & EN Lyon)

   
Titre Auteur(s), résumé Année
Jeunes migrants, subordination salariale et compétences mobilitaires en Chine Roulleau-Berger Laurence Les Mondes du travail 🔗 2015
Migrations internes, économies plurielles et bifurcations biographiques en Chine Roulleau-Berger Laurence CIEMI, Migrations Société 🔗 2013
Entrées : Chine ; Migrations ; Roulleau-Berger Laurence 🔗 2014
Pluralisation des économies et compétences migratoires en Europe et en Chine Roulleau-Berger Laurence 🔗 2014
Sociologies post-occidentales et cosmopolitisme méthodologique : de la Chine à l’Europe Roulleau-Berger Laurence Mondi migranti 🔗 2014
Incertitudes, inégalités et rapport au travail Roulleau-Berger Laurence 🔗 2015
La théorie de la religion de Durkheim et la sociologie chinoise = Durkheim's theory of religion and chinese sociology Roulleau-Berger Laurence EHESS, Archives de Sciences Sociales des Religions Les Formes ont été une première fois diffusées avant 1949, elles l'ont été une seconde fois après 1979 pour être révisées aujourd'hui quand nous assistons à un véritable printemps des religions en Chine. Il y aurait des continuités entre la sociologie chinoise et la théorie de Durkheim autour de l'idée de religion comme institution, notamment pour penser les religions instituées en Chine. Mais là où Durkheim considérait les frontières physiques et symboliques entre religion et autres institutions, les sociologues chinois se confrontent à une pluralité de formes religieuses enchevêtrées, reliées, agencées à d'autres formes sociales ; de plus, de leur point de vue, la religion comme vecteur de mobilisation et de protestation collective reste un impensé chez Durkheim. Continuités et discontinuités entre les Formes et la sociologie chinoise mettent à jour les contours d'une sociologie de la religion chinoise. 🔗 2012
Métropolisation, frontières intérieures et "villes invisibles" en Chine Roulleau-Berger Laurence Erès, Espaces et societes (Paris, France)La ville chinoise d'avant 1979 était organisée autour de structures économiques et sociales et de principes de vie collective liés au système socialiste. Elle apparaissait unitaire, organique, solidaire, et ne pouvait rendre visible les frontières sociales intérieures ni l'existence de minorités. Aujourd'hui héritages socialistes et nouvelles urbanités créent dans les métropoles chinoises des dualités, des fragmentations et des imbrications entre des espaces sociaux et économiques d'inégale légitimité productrices d'inégalités multiples. Se dessinent alors des continuités et discontinuités entre les mondes urbains où naissent des villes invisibles. Le processus de transformation et de globalisation des métropoles chinoises produit la simultanéité de l'apparition de nouvelles frontières intérieures et de cosmopolitismes économiques. 🔗 2013
Travail et migration : jeunesses chinoises à Shanghai et Paris Roulleau-Berger Laurence / Jun Yan Éditions de l’Aube Le fort développement économique et urbain de la Chine durant ces trente dernières années peut être assimilé à un « carrefour sociétal » où la figure du jeune migrant devient centrale. Dans cette Grande Transformation, l’intensification des migrations internes, et des migrations internationales, la « féerie » des villes globales, ont bousculé les processus de socialisation familiale, scolaire,urbaine et professionnelle des jeunes migrants chinois, et franco-chinois, qualifiés. Ces jeunes ont intériorisé l’idée d’incarner des « héros » de la nouvelle société chinoise et globale, fascinés par le culte de la réussite et de l’excellence. Pris dans une diversité de situations de double-bind qui ne cessent de leur imposer des bifurcations biographiques, ils développent des carrières migratoires nationales et cosmopolites. (...) (extrait 4e couv.). 🔗 2017
走出西方的社会学:中国镜像中的欧洲 = Out of Western Sociology: China Mirror in Europe Roulleau-Berger Laurence Désoccidentaliser la sociologie : l'Europe au miroir de la Chine", éd. de l'Aube, 2011. 🔗 2014
Femmes chinoises, modernités multiples et individuation Roulleau-Berger Laurence 🔗 2012
Sociologies économiques française et chinoise : regards croisés Roulleau-Berger Laurence / Shiding Liu 🔗 2014
Sociologies économiques française et chinoise : divergences et convergences Roulleau-Berger Laurence / Shiding Liu 🔗 2014
Mondialisation et "impérialisme à l'envers Dockès Pierre Dès le début des années 1970, Charles Albert Michalet analysait les firmes multinationales et leur rôle dans la mondialisation, et en 1976 paraissait Le capitalisme mondial aux Presses universitaires de France. Dans l'esprit du temps, il avait alors repensé de façon critique les grandes thèses de l'impérialisme pour tester leur adéquation aux transformations en cours. Dès 2002, dans Qu'est-ce que la mondialisation ?, et surtout en 2007, dans Mondialisation, la grande rupture, Charles Albert Michalet avait eu l'intuition de ce qu'il nommait " l'impérialisme à l'envers ", celui de jeunes économies émergentes, par une forme de " dialectique du maître et de l'esclave " inspirée de Hegel. C'est ce concept d' " impérialisme à l'envers " que nous explorons de nouveau ici, en l'illustrant notamment par l'étude du cas de la Chine d'aujourd'hui. 🔗 2013
Les jeunes diplômés chinois à l’épreuve de la précarité. Liu Ziqin Mobilités, accès à l’emploi et rapport au travail. Le cas des jeunes migrants qualifiés dans les villages-urbains à Pékin, Young Chinese graduates faced with precariousness = Mobility, access to employment and relationships toward work. The case of young skilled migrants in urban villages in Beijing. Cette thèse s'inscrit dans la problématique générale de la transformation du marché du travail en Chine durant les deux dernières décennies et de la place des jeunes migrants dans ce processus. Dans un contexte de transition économique, nous assistons en Chine à des phénomènes de segmentation des marchés du travail, à la montée du taux de chômage, et à la création massive d'emplois informels, le tout se traduisant par une mise en mobilité généralisée du monde du travail, notamment à travers un phénomène massif de migration interne. Les jeunes en mobilité - notamment les jeunes diplômés « nomades » dans les grandes villes - se voient de plus en plus relégués dans les zones urbaines de vulnérabilité (Robert Castel) où différentes formes de précarités (notamment du travail et de logement) s’enchevêtrent et s’accumulent. Dans une société de croissance, les inégalités se multiplient et se creusent de manière vertigineuse. La mobilité sociale semble en panne et le sentiment d’injustice augmente. C’est donc à ce phénomène de migration dans un double mouvement de transformation du marché du travail et de recomposition urbaine que nous consacrons nos réflexions dans ce travail. Nous sommes en présence de jeunes migrants qualifiés vivant dans les villages-Urbains à Pékin, figures analytiques des métamorphoses en cours. Cette recherche a été menée durant l’année 2011 – 2012 à Pékin. Ces individus ont de 2 à 8 ans d’expérience professionnelle et résident dans les villages urbains à Pékin au moment de l’enquête. Cette recherche s’appuie sur des matériaux empiriques collectés et analysés selon des méthodes variées. Le travail de terrain a permit de réaliser 180 questionnaires (données quantitatives), 60 entretiens biographiques (matériau qualitatif), ainsi qu’une observation ethnographique dans un village-Urbain.Cette étude a pour but d'appréhender, en termes de carrières, le parcours d’insertion ainsi que l’expérience migratoire des jeunes diplômés, à partir des processus structurels (politiques d'emploi, politique migratoire, réseaux, etc.), et de la mise en récit, par les jeunes, de leur parcours, afin de mettre en évidence les mécanismes de production des inégalités et la construction d’identités sociales derrière les changements observés en Chine. Notre étude poursuit trois objectifs. Le premier consisterait à saisir objectivement les différentes positions et statuts occupés et d'autre part, à saisir la manière dont les jeunes interprètent leur parcours selon la perspective dans laquelle ils se trouvent, les positions qu'ils occupent et les stratégies qu'ils mettent en place. Le deuxième objectif serait de démontrer d'une part, comment les identités objectives et subjectives interagissent et se redéfinissent et d'autre part, comment le rapport au travail des jeunes se construit. En troisième lieu, le but consiste à articuler la question de l’insertion professionnelle et du rapport à l’espace, alors que la mobilité tend à devenir une norme sociale tant dans le monde du travail que dans la gestion migratoire (Hélène Pellerin, 2011). 🔗 2014
Les limites du capitalisme : penser la crise du néolibéralisme et les failles de la pensée économique avec Karl Polanyi Maucourant Jérôme Revista académica Lucere (Univ. católica de Angola) Extrait remanié de la postface d'Avez-vous lu Polanyi, Flammarion, 2011 : en 1991, l'URSS quittait la scène et la Chine acceptait de s'intégrer dans ce qu'on dénommera " globalisation ". Polanyi, qui fut un critique de la première société de marché, celle qui meurt entre 1918 et 1933, offre une perspective toujours féconde pour comprendre la signification de la deuxième, qui naît au début des années 1980. Ainsi, nous discuterons d'abord de la crise actuelle selon un point de vue inspiré par Polanyi ; nous évoquerons, ensuite, une approche institutionnelle concurrente ; nous conclurons à un nécessaire retour à l'historicité dans le monde d'après. 🔗 2012
Sociologies et cosmopolitisme méthodologique Roulleau-Berger Laurence (Présentation de l'éditeur) Comment accéder aux récits des sociétés contemporaines qui ne cessent de se pluraliser et de se complexifier ? Les sociétés s'influencent dans un contexte de mondialisation tout en vivant leurs propres mutations, ruptures, conflits, fragmentations. Comment travailler sur des terrains de recherche " d'ici " et de " là-bas " ? À partir de recherches en France, au Québec, au Maroc, en Chine, à Singapour, en Bulgarie, au Liban, en Afrique centrale, en Indonésie... est proposée dans cet ouvrage une théorie du cosmopolitisme méthodologique pour penser les dynamiques à la fois locales et globales propres à des terrains de recherche perçus, représentés comme proches ou lointains. La méthode sociologique est définie ici dans toute son ampleur comme théorie en actes émancipée de toute forme d'hégémonie occidentale afin de comprendre la pluralité des sociétés et s'inscrire dans un vrai processus d'internationalisation des sciences sociales. 🔗 2012
Péril chinois et déclin de l’Europe : analyses économiques en France au tournant du xxe siècle Gaspard Marion Presses de Sciences Po, Revue Economique L’article étudie la façon dont est envisagée, au tournant du xxe siècle français, la question des conséquences économiques du traité de Shimonoseki (1895). Dans le contexte d’incertitude sur l’issue de la Grande Dépression, d’interrogations sur un supposé « déclin des races blanches » et de tentations impérialistes, les économistes sont interpellés sur la question de savoir s’il peut exister un « péril chinois » pour l’Europe. Le débat, exigeant des protagonistes à la fois une réflexion d’économie appliquée et un exercice périlleux de prospective, mêle raisonnements théoriques a priori, innovations conceptuelles et méthodologiques, et usage racialiste des indicateurs économiques clés. 🔗 2015
Le capitalisme entre rationalité et politique, Orient et Occident Maucourant Jérôme Presses Universitaires de France- PUF, Cités : Philisophie, politique, Histoire L'objet de cette présente contribution est donc de préciser ce qui peut être raisonnablement compris par « capitalisme », ce que peuvent recouvrir, d'un point de vue conceptuel et historique, les différentes variétés de capitalisme. De façon à mieux asseoir la présente réflexion, nous ferons référence à des exemples concrets de capitalisme, en nous émancipant de l'opposition réductrice entre capitalisme anglo-américain et européen. Car, la dynamique du capitalisme est aussi largement orientale, de la Chine à l'Iran, en passant par le Liban. A ne pas vouloir embrasser les figures concrètes du capitalisme de notre temps, l'on risque de sous-estimer son adaptabilité. Reconnaissons qu'une telle enquête peut poser de redoutables difficultés a priori, car la compréhension des capitalismes implique celle des formes de l'Etat qui le structurent et, également, celle des formes de rapports que les sociétés et le droit entretiennent avec l'idée de richesse et de souveraineté. Pourtant, le décentrement que nous suggérons n'est pas vraiment plus grand que celui que pratique l'historien du capitalisme en Occident, qui doit évoquer des mentalités collectives, des systèmes juridiques, des rapports sociaux très différents de ceux qui nous sont devenus familiers. 🔗 2010
Frontières intérieures, dominations et résistances en Europe de l'Ouest et en Chine Roulleau-Berger Laurence Toulouse : Association internationale des sociologues de langue française, SociologieS (Texte intégral en ligne) Dans cet article la question des nouvelles dominations est traitée à partir des frontières sociales, économiques et morales dans les sociétés européenne et chinoise, frontières qui ne cessent de se durcir avec la multiplication des inégalités et l'intensification des situations de double-bind. Sur ces frontières intérieures naissent de nouvelles formes d'action collective qui expriment des conflits entre différents ordres de reconnaissance sociaux. Et simultanément s'élaborent de nouvelles économies morales fondées sur le souci d'autrui dans des contextes sociétaux très différents. 🔗 2013
Unité et pluralité du capitalisme : une perspective institutionnaliste Maucourant Jérôme La crise que traverse le capitalisme occidental devrait avoir une conséquence théorique immédiate : contester les énoncés de la " science économique" dominante, qui se glorifie d'être une science, alors qu'elle est avant tout un outil performatif du capitalisme transnational dont la puissance ne réside pas dans la caractère " autorégulateur " des marchés concurrentiels, mais dans sa capacité à dévaluer le travail humain et nier les formes de vie. Ceci implique d'en revenir à la problématique de l'" économie politique ", qui part des fondements sociaux et institutionnels rendant possible la création de richesses. Mais le passage au postcapitalisme, que peut précipiter la catastrophe dite " écologique ", devrait aussi impliquer de repenser à nouveaux frais le concept de capitalisme lui-même. Le propos de l'article est ainsi d'opposer le vieux principe capitaliste au système capitaliste, lequel est donc nouveau et contingent, ce qui est intéressant dans une perspective postcapitaliste. Certes, la puissance du " capitalisme rationnel ", inventé par l'Occident, est remarquable, mais sa dynamique même le conduit à une irrationalisation profonde de la vie sociale et, in fine, économique, du fait que le " fétichisme de la liquidité " est devenu son principe organisateur. Paradoxalement, l'émergence de formes alternatives de capitalisme, adaptant et actualisant, comme en Chine, les vieux principes du " capitalisme politique " à la Weber, a rendu possible la mondialisation. Sans les marchés créés par le capitalisme occidental, la mondialisation n'eût certes pas été possible, mais sans la diversité des capitalismes, elle n'aurait pas pu se poursuivre. L'inquiétante convergence de ce processus capitaliste est liquidation de l'idée même de contrôle démocratique de l'économie. 🔗 2013
Alimentary uncertainties : from contested evidence to policy Sanabria Emilia / Yates-Doerr Emily [introd. et cord. du n°10-2 de : BioSocieties] Ce numéro spécial de la revue BioSocieties propose une série d’ethnographies des incertitudes dans le domaine des politiques alimentaires et pratiques de soin centrées sur l’alimentation. Les articles ici réunis examinent comment la preuve scientifique est mise à l’épreuve par des exigences de démonstration d’efficacité, souvent réduite à des critères quantitatifs et peu à même de rendre compte de la complexité du fait alimentaire dans sa relation à la santé ou à la justice sociale. L’objectif est d’analyser l’alimentation au-delà du réductionnisme nutritionnel. Nous interrogeons comment les feedbacks complexes entre pratiques d’expertise et de care, de management et de communication (ou « éducation ») forment ce qu’on sait (et peut savoir) sur la relation entre l’alimentation et la santé. Les articles interrogent comment les régimes de preuves dans lesquels sont imbriqués les aliments en constituent les contours et les définition de ce qu’est une alimentation saine (ou acceptable). En resituant l’aliment dans des écologies fluides et au sein de flux le plus souvent globaux, les articles rappellent que l’alimentation est un enjeu politique autant que biologique. L’alimentation a longtemps été réduite à des enjeux de supplémentation nutritionnelle et d’éducation à la santé. En rassemblant des articles sur l’imbrication de la malnutrition et du VIH en Afrique du Sud, la biosécurité des élevages de poulet en Chine, l’adultération alimentaire en Inde, la dimension sensorielle de l’alimentation en France, la coexistence de la faim et de l’obésité au Guatemala, les aliments fonctionnels et la mise en œuvre d’une politique de lutte contre l’obésité au Royaume Uni notre focus s’étend au delà d’une attention à ce qui est mangé (et des critères moraux qui le définissent). Le numéro spécial contourne la question de l’incertitude dans le domaine alimentaire pour montrer que la transformation de l’incertitude en certitudes suffisantes pour légitimer l’action est toujours provisionnelle, contingente et partielle. 🔗 2015